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POURQUOI ON VEUT UNE HAUSSE DE L’AIDE SOCIALE ?

1-Parce que c’est le rôle du gouvernement

L’aide sociale est une aide de dernier recours que les différentes provinces du Canada ont commencé à mettre en place à la fin des années 30. Il n’y a rien après l’aide sociale, c’est une aide de dernier recours. Le rôle de soutien du gouvernement demeure fondamental, aujourd’hui plus que jamais dans l’économie moderne qui fait beaucoup d’exclus.

2-Parce que l’écart entre les riches et les pauvres s’agrandit de plus en plus vite au N.-B.

Au Nouveau-Brunswick (N.-B.), l’écart entre les familles[1] les plus riches et les familles les plus pauvres est de plus en plus grand. En 1993, les 10% des familles les plus riches de la province gagnaient en moyenne 150 417 $ pendant que les 10% des familles les plus pauvres gagnaient 14 093 $. En 2004, les familles les plus riches gagnaient 255 056 $ et les familles les plus pauvres gagnaient 16 938 $[2].

3- Parce que les montants d’aide sociale sont les plus bas au Canada

Les prestations d’aide sociale du N.-B. sont les plus basses en Atlantique, elles-mêmes situées sous la moyenne nationale des prestations d’aide sociale au Canada. Les prestations d’aide sociale du N.-B. varient entre 276 $ et 582 $ par mois pour une personne vivant seule et sont très loin de permettre de couvrir les besoins de base (se loger, se nourrir, se vêtir).

NOTRE PROPOSITION

1- RAJUSTER IMMÉDIATEMENT les différentes catégories de prestations d’aide sociale du N.-B. pour qu’elles correspondent à la moyenne des autres provinces de l’Atlantique[3] et les indexer annuellement.

Catégories

Prestations mensuelles au N-B.

Moyenne des prestations mensuelles dans les autres provinces de l’Atlantique

Aide temporaire (personne jugée apte à l’emploi)

276 $

510 $

Aide prolongée (personne handicapée ou jugée comme présentant des obstacles permanents à l’emploi)

582 $

658 $

Aide transitoire (personne jugée comme présentant des obstacles non-permanents à l’emploi)

505 $

Aucune catégorie comparable au Canada; montant proposé : 580 $

Au N.-B., il existe une troisième catégorie qui n’existe pas comme telle dans les autres provinces: c’est la catégorie de l’aide transitoire. Les prestations de l’aide transitoire du N.-B. ne sont jamais inclues dans les rapports du Conseil national du bien-être social (CNBS) car elles ne peuvent être comparées avec des données comparables des autres provinces. Pourtant, en 2006, la grande majorité (81%) des personnes assistées sociales de la province sont inscrites dans cette catégorie[4]! Il est donc très important de rajuster immédiatement AUSSI cette catégorie de l’aide transitoire à 580 $. De cette façon, la prestation demeure supérieure à l’aide temporaire et inférieure à l’aide prolongée.

2- RAJUSTER LE PLUS TÔT POSSIBLE les montants d’aide sociale pour qu’ils garantissent à toute personne un revenu qui couvre ses besoins de base (se nourrir, se vêtir, se loger). La mesure du panier de consommation (MPC) élaborée par Statistiques Canada détermine les montants minimums nécessaires pour couvrir les besoins de base dans différentes collectivités au Canada. Au Nouveau-Brunswick, ce minimum nécessaire[5] pour une personne seule est d’environ 12 000 $ et de 24 000 $ pour une famille composée de deux adultes et deux enfants. Notre proposition est d’augmenter graduellement à 12 000 $ et 24 000 $ par année le revenu d’aide sociale des personnes vivant seules et des familles (4 personnes) et l’indexer au coût de la vie.



[1] Le terme familles désigne ici les familles avec enfant(s).

[2] Source: Campaign 2000 (2006) Report Card on Child Family Poverty in New-Brunswick, Saint John Human Development Council.

[3] Il s’agit d’une promesse électorale du gouvernement actuel.

[4] Source : www.gnb.ca/0017/statistics/06-07-f.asp

[5] En excluant les soins de santé et les médicaments.