Front commun pour la justice sociale

 

Honteux : Les prestations d'aide au revenu augmentent de 2% en 9 ans

 

De 1996 à 2005, les prestations d'aide au revenu ont été gelées au Nouveau-Brunswick.

En 2005, le gouvernement conservateur de Bernard Lord, au pouvoir depuis 1999, se décide enfin à augmenter ces prestations.

Le Front commun pour la justice sociale demandait que cette augmentation couvre au moins l'effet de l'inflation entre 1996 et 2005, soit 17%. Le 10 décembre 2004, un député de chaque parti dépose à l'Assemblée législative 100 000 contrats de solidarité d'individus et d'organisations endossant cette demande.

Lord a été sourd à la détresse des bénéficiaires de l'aide au revenu, comme il a été sourd à la demande des citoyens. Dans son budget de 2005, il augmente les prestations de 2%. Voici pour 4 catégories de personnes le montant de la prestation mensuelle


Catégorie de personne

1996-2005
2005

Personne seule, apte au travail

264 $
è
270 $

Personne handicapée

558 $
è
570 $

Parent seul, un enfant   

731 $
è
747 $

Couple, deux enfants

819 $
è
837 $

Quelque chiffres qui illustrent le honteux, l'indécence, l'arrogance de ce 2%

1996
2005
Dépenses totales de la province
4,375,600,000 $
è
5,717,600,000 $
=
+ 30%
Dépenses du gouvernement central à Fredericton
167,000,000 $
è
498,210,000$
=
+ 198%
1997
2005
2 livres de carottes
1.45 $
è
2.39 $
=
+ 64%
3 bananes
1.30 $
è
1.52 $
=
+ 16%

Le gouvernement Lord met en péril la santé, la vie de ces concitoyens les plus démunis. Honte à lui. Honte aussi à tous les membres de l'Assemblée législative qui tolèrent cela. Les plus démunis de la province luttent chaque jour pour survivre. Ils n'ont que faire des 'bonnes intentions' qui ne se traduisent pas par des actes.

Tout responsable politique doit, comme le propose le sénateur L’honorable Norman K. Atkins dans son hommage à Kimberly Roders, penser aux conséquences de ses actes.

Honorables sénateurs, sa vie tragique et sa mort prématurée
devraient nous donner tous à réfléchir. La politique d’intérêt public
que nous appliquons ici a des conséquences réelles sur la vie des
Canadiens. Dans tout ce que nous faisons, nous devrions nous
demander si nous créons une situation qui aura des conséquences
fâcheuses, des conséquences tellement pénibles qu’elles causeront
des souffrances indicibles et, dans le cas de Mme Rogers, sa mort et
celle de l’enfant qu’elle portait en elle.
Au lieu de chercher des excuses en disant que Mme Rogers a tout
simplement été victime des failles de nos systèmes de justice sociale
et pénale, nous devrions travailler inlassablement à supprimer ces
failles.
Le mercredi 19 septembre 2001

 



Vos questions et commentaires sont bienvenus.