Il est normal de penser qu’une personne qui travaille 40 heures par semaine pendant toute l’année puisse sortir de la pauvreté. En janvier 2007, une personne du N.-B. qui travaille au salaire minimum gagne 14 560 $. Mais, selon Statistique Canada, elle demeure sous le seuil de pauvreté puisque ce seuil, avant impôt, pour une personne vivant seule dans une collectivité de 30 000 à 100 000 habitants est de 17 784 $ en 2005. Pour atteindre ce montant, il faudrait un salaire minimum de 8,55 l’heure. Pour une famille composée de deux adultes et de deux enfants, le seuil de faible revenu pour le même type de collectivité est d’environ 33 000 $ par an.
La figure ci-dessous présente le salaire horaire minimum dans 10 provinces canadiennes. Même avec la hausse à 7,00 $ l’heure faite par le Nouveau-Brunswick en janvier 2007, le salaire minimum de cette province se trouve encore parmi les trois plus bas au pays.
Les personnes qui s’opposent aux hausses du salaire minimum disent que cela « tue les emplois ». Des études récentes(www.napo-onap.ca/fr/news/une_coalition_mb.php)ainsi que les augmentations récentes au N.-B. indiquent que les effets négatifs d’une hausse du salaire minimum sur l’emploi sont très minimes ou non existants. Il y a même des effets positifs : plus d’argent à dépenser, amélioration de la santé et capacité accrue de se payer un logement adéquat et des aliments nutritifs.
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Sources : (a) ledevoir.com/2007/01/04/126377.html; (b) www110.hrdc-drhc.gc.ca/psait_spila/lmnec_esclescl/salaire_minwage/report2/
Le FCJS propose au gouvernement du Nouveau-Brunswick d’augmenter le salaire minimum à 8,55 $ l’heure et le hausser graduellement à 10 $ l’heure pour que le revenu permette aux gens de sortir de la pauvreté.