Front commun pour la justice sociale

Comité des 12

 

 

Les enfants pauvres sont placés sous le régime de protection quand leurs parents n'ont pas les moyens financiers de les faire soigner.

         

Le 1er octobre 2003

M. Tony Huntjens

       Objet: Enfants pauvres placés en protection

Nous sommes renversés par votre lettre du 2 septembre 2003 dans laquelle vous nous apprenez que les enfants pauvres sont placés sous le régime de protection quand leurs parents n'ont pas les moyens financiers de les faire soigner. Vous nous dites que si la sécurité d'un enfant est menacée parce qu'il ne reçoit pas les soins médicaux appropriés ou les nécessités vitales, que nous devons alors vous le référer pour qu'il soit pris en charge par vos services de protection à l'enfance. Il n'est pas étonnant alors que la charge de travail des services de protection à l'enfance soit aussi lourde dans notre région. Selon les statistiques que votre ministère nous a fournies, environ une trentaine d'enfants font chaque année l'objet d'une ordonnance de surveillance, en plus de tous ceux qui font l'objet d'une ordonnance de garde ou de tutelle. Si les enfants pauvres sont pris en charge par la protection de l'enfance, simplement parce que leurs parents n'ont pas les moyens de payer les soins médicaux qu'ils requièrent, cela, à notre avis, conduit à une aberration du système de protection, car il ne s'agit pas de négligence ou d'abus dans de tels cas, mais uniquement d'un manque de moyens financiers.

Veuillez nous dire si vous avez l'intention de réviser cette politique et d'opter pour un régime d'assistance financière plus libéral permettant aux familles nécessiteuses de faire soigner leurs enfants sans qu'ils soient pris en charge par l'État.

Dans l'attente de recevoir votre réponse à cette lettre, veuillez recevoir nos salutations.