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Front commun |
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Common
Front For Social Justice 96, ave Norwood, #208 Moncton, NB E1C 6L9 Tel.: 851-7084 fcjsnb@nbnet.nb.ca |
Joan MacAlpine
Madame Joan MacAlpine,
Comme vous le savez, le Front commun
pour la justice sociale décrie le piètre niveau d’aide accordée aux démunis
du Nouveau-Brunswick. Pourtant, malgré
cela rien n’a changé. L’aide au revenu
n’a pas augmenté. Par exemple, une personne
vivant seule reçoit un revenu se situant à environ 20 p. cent du seuil de la
pauvreté, et exception faite de Terre-Neuve et du Labrador, c’est le plus bas
montant au Canada.
Nous lisions dans les journaux d’hier
qu’une récente étude de la University of Dalhousie portant 141 mères célibataires
à faible revenu dans la région atlantique du Canada, dont un grand nombre du
Nouveau-Brunswick, indiquait que 78 p. cent souffraient d’une alimentation inadéquate.
Bon nombre de ces personnes se privent de nourriture pour donner à manger
à leurs enfants, ce qui entraîne des problèmes tels l’anémie et l’ostéoporose. Cela n’est pas étonnant, étant donné le peu
qui a été fait pour éliminer la pauvreté. Mais
c’est là une supplication urgente pour de l’aide.
Le temps est venu pour que le Nouveau-Brunswick
cesse de se situer au bas de l’échelle canadienne et qu’il assume un rôle de
leadership sur la question. Nous exhortons
le gouvernement de cette province à augmenter le niveau de l’aide aux femmes
célibataires, aux personnes désavantagées, aux familles, et aux particuliers
célibataires qui ont besoin d’une aide au revenu.
La pauvreté entraîne différents coûts
sociaux (dans les domaines de la justice, de la santé, des droits de la personne
et du développement de la personne, du travail, de la capacité en productivité
et du développement de l’enfance), qui sont bien élaborés dans les rapports
du Conseil national du bien-être intitulés Le coût de la pauvreté. Au cours des dix dernières années le gouvernement
du Nouveau-Brunswick a permis que l’appauvrissement s’aggrave, en ne faisant
rien. Si la situation se poursuit, les
conclusions d’études telles celle de Dalhousie ne deviendront que de plus en
plus mornes, et un grand nombre de personnes
souffriront. Il faut que la situation
change sans tarder.
Les co-présidences
Mary-Anne LeBlanc
John Gagnon
c.c. Médias du NB, Chef Libéral Shawn Graham, Chef
NPD Elizabeth Weir, activistes sociaux