Front commun pour la justice sociale

Pour diffusion immédiate

13 février 2009

En cette journée de la St. Valentin,

- Nous acceptons le chocolat,
- Nous acceptons les fleurs,
- Nous acceptons les lunches et les bisous,

Mais ce que nous voulons vraiment, c'est d'en finir avec la PAUVRETÉ.

" En ce jour de la St. Valentin, les femmes du Nouveau-Brunswick vont accepter des chocolats, des fleurs, des lunches et des bisous, mais ce qu'elles désirent vraiment, c'est de se sortir de la pauvreté " a affirmé Linda McCaustlin, co-présidente du Front commun pour la justice sociale.

" Le gouvernement présent ainsi que les employeurs doivent prendre des actions concrètes immédiatement s'ils prennent au sérieux l'urgence de transformer la situation économique pour des milliers de femmes vivant en pauvreté dans cette province " continue-t-elle.

" Nous avons besoin de changements importants pour les femmes au travail, pour celles sur l'assistance sociale et pour les femmes aînées " de dire Auréa Cormier du Front commun.

Les femmes au travail

Les femmes sont de plus en plus formées, elles se sont taillées une place dans les milieux de travail mais elles ont encore beaucoup à faire au niveau des revendications salariales. En 2006, les ¾ des femmes (73%) avec des enfants âgés de 6 ans et moins, ainsi qu'un peu plus de cinquante pour cent (55%) de mères célibataires étaient au travail.

À present, une mère célibataire avec un enfant qui travaille 40 heures par semaine à 10$ l'heure ne gagne que 20 800$. Un tel revenu l'amène 2 284$ dessous le Seuil de la pauvreté . En 2006, au N.-B., soixante et un pour cent (61,2%) des femmes âgées de 15 ans et plus gagnaient moins de 10 $/h. Au salaire minimum de 7,75 $/h, elles gagnent 16 120 $ pour un emploi à plein temps. Avec un tel revenu, elle se retrouve avec un manque à gagner de 6 954 $, donc sous le seuil de pauvreté.

" Avec la situation économique présente, un nombre élevé de travailleuses et travailleurs perdront leur emploi et devront aller sur l'assurance-chômage ", dit Linda McCausltin.

En 1996, le gouvernement fédéral a considérablement modifié le programme d'assurance-chômage. En effet, le nombre d'heures exigées pour se qualifier est passé d'un minimum de 150 heures à un minimum de 420 heures. Présentement au N.-B., ça varie entre un minimum de 420 heures et un maximum de 700 heures (700 heures sont requises dans les régions de Moncton, Saint Jean et Fredericton). Il a toujours été difficile pour les femmes de qualifier pour l'assurance-chômage à cause de la nature des emplois qu'elles occupent et à cause du travail domestique - et ceci va probablement continuer. Pour les nombreuses femmes qui gagnent de très bas salaires, leur situation est difficile, mais serait bien pire si elles perdaient leur emploi. Selon le règlement présent, elles ne gagneraient que 55% de leur salaire. Au salaire minimum de 7,75$, ceci équivaut à 170$ par semaine!

" Les femmes ne gagnent pas toujours le même salaire que les hommes pour un travail de valeur égale. Beaucoup d'employeurs du N.-B. Beaucoup d'employeurs du N.-B. adoptent la position de le Fédération canadienne de l'entreprise indépendante et s'opposent à la loi sur l'équité salariale. Cependant, il s'agit d'une violation des droits de la personne, et ça ne fait rien pour aider leur situation économique" affirme Auréa Cormier.

Les femmes au travail font face à un autre obstacle, soit leur responsabilités familiales. En 2006, 60% des mères avec un enfant de moins de 6 ans avaient un emploi à temps plein. Ces travailleuses ont besoin de programmes de service de garde de haute qualité qui est abordable, mais ces derniers sont rares dans la province. Ce qui est disponible est trop souvent dispendieux, variant de 244$ à 525$ par mois.

Les femmes sur le bien-être

Présentement, à peu près 39 000 Néo-Brunswickois reçoivent l'assistance sociale. Un gros pourcentage sont des femmes. Des 29 150 mères célibataires au Nouveau-Brunswick, 13 234 d'elles (45.4%) vivent en pauvreté. La plupart d'elles sont forcées d'aller à une des 58 banques alimentaires de la province. Certaines Most of them are forced to go to one of the 58 food banks in the province. D'autres n'arrivent pas à payer leur facture d'électricité et encore moins à chauffer convenablement leur domicile.

C'est dans notre province qu'on offre le moins d'aide aux citoyens vivant dans la pauvreté. Le niveau des prestations de bien-être social accordées est à toutes fins utiles le plus faible de toutes les provinces canadiennes. Le rapport du Conseil national du bien-être publié en 2008 (p.44) mentionne que le revenu total d'un parent célibataire avec un enfant recevant du bien-être social, s'élève à 15 541 $ alors que le seuil de pauvreté pour deux personnes est de 23 228 $. Ce parent célibataire est donc 7 777 $ sous le seuil de pauvreté.

Avec un revenu aussi bas, il n'est pas surprenant de voir les femmes et les enfants fréquenter les banques alimentaires et les soupes populaires. En 2007, à peu près 26 353 jeunes de moins de 18 ans ont été accueillis par les banques alimentaires du N.-B. À peu près 65% des usagers des banques alimentaires reçoivent des prestations du bien-être social alors que 10,7% de ceux qui s'y rendent ont un emploi

Les femmes aînées

Les femmes de 65 ans et plus qui reçoivent la pension de la sécurité de la vieillesse et le supplement vivent en pauvreté. Leur revenu total est un peu plus que 14 000$. Ceci ne leur permet absolument pas de se sortir de la pauvreté. En 2005, un peu plus que le tiers des femmes qui avaient travaillé étaient couvertes par un régime de pension privé " indique Linda McCausltin.

Les femmes veulent se sortir de la pauvreté

En ce jour de la St. Valentin, les femmes veulent voir agir le gouvernement et les employeurs. Ce qu'elles veulent vraiment, c'est de se sortir de la pauvreté. Voici ce qu'elles ont besoin pour ce faire :

- Un salaire minimum provincial établi à 10$ l'heure ou plus par 2010, avec indexation annuelle sur le coût de la vie.

- Des règlements d'assurance-emploi modifiés pour qu'on puisse qualifier après 360 heures de travail, avec des prestations équivalentes à 60% des gains, basés sur les 12 meilleures semaines de la travailleuse, plus une période de 50 semaines durant lesquelles les bénéfices peuvent être encaissés.

- Une augmentation des bénéfices du programme de la Sécurité de la vieillesse.

- Des augmentations par rapport aux taux d'assistance sociale, de telle sorte que les taux du Nouveau-Brunswick atteignent la moyenne des trois autres provinces Atlantiques et, par la suite, l'indexation des taux sur le coût de la vie.

- Des changments majeurs aux politiques et règlements du département de Développement social.

- L'adoption d'une loi sur l'équité salariale.

- Un système de services d'apprentissage et garde des jeunes enfants à but non- lucratif qui soit complet, accessible et abordable.

Pour plus d'information: Joanne Petitpas - (506) 204-4482 ou Auréa Cormier - (506) 204-1134