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Front commun pour la justice sociale |
Pour diffusion immédiate
le 13 janvier 2008
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
"Le Front commun pour la justice sociale est tout simplement estomaqué d'apprendre que le public doit payer pour pouvoir donner son opinion sur les orientations du prochain budget provincial." de dire John Gagnon, co-pr/sident du Front commun pour la justice sociale
"Nous nous demandons comment un gouvernement qui se dit de la tradition de Louis Robichaud peut faire payer les citoyens et citoyennes qui désirent lui fournir leur opinion sur un budget qui est celui de l'ensemble des citoyens." de continuer M. Gagnon.
En effet, des frais d'entrée de 15 $ ont été imposés à ceux qui voulaient rencontrer le ministre des finances du NB, M. Victor Boudreau, lors de sa tournée provinciale de consultation pré-budgétaire, à Paquetville, le 10 janvier.
Il y a quelque chose de malsain dans ce geste puisqu'il porte un coup dur à l'équité et la démocratie. Sans doute que le ministre des finances n'a pas réfléchi au fait que les gens à faible revenu n'ont pas les moyens de payer une telle somme, à peine peuvent-ils payer les frais de déplacement pour se rendre à l'endroit où il tient ses audiences.
Il y a également un problème de perception. En sollicitant la somme de 15 $ pour pouvoir le rencontrer, cela fait que la tournée prend l'allure d'un ministre qui se promène dans la province et qui rencontre l'élite, c'est-à-dire les représentants de la communauté d'affaires, les membres des chambres de commerce et les professionnels.
Pire encore, ce geste donne l'impression que le gouvernement méprise les gens à faible revenu et qu'il est persuadé qu'ils n'ont rien à contribuer à son processus budgétaire. Étant donné que le Premier ministre dit, par ailleurs, qu'il aurait souhaité réduire les taxes des corporations pour promouvoir le développement économique, cela laisse entendre que le gouvernement n'a d'écoute que pour un secteur spécifique de la population.
"La décision du ministre des finances de faire des tournées de consultation réservées à ceux qui ont les moyens de le rencontrer laisse un goût amer dans la bouche des citoyens et citoyennes et tous ceux qui ont à coeur l'inclusion et la démocratie. Ce geste mérite une explication de la part du Premier ministre, sans quoi les gens resteront avec l'idée que l'inclusion n'a pas sa place dans les politiques du gouvernement actuel." de conclure M. Gagnon.
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Pour information- John Gagnon- 548-976