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Front commun pour la justice sociale |
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JOURNÉE DE L’ÉLIMINATION DE LA PAUVRETÉ DES NATIONS UNIES
(Moncton) Le 16 octobre 2007 – À l’occasion de la Journée de l’élimination de la pauvreté (17 octobre) qui a été décrétée par les Nations Unies, le Front commun pour la justice sociale demande au gouvernement libéral de Shawn Graham d’implanter dans les plus brefs délais une stratégie visant à éliminer la pauvreté dans la province.
Voici quelques chiffres qui traduisent la situation de la pauvreté au Nouveau-Brunswick :
1- Le Nouveau-Brunswick offre le salaire minimum le plus bas à travers le pays (7,50 $ l’heure);
2- Plus de quarante milles (40 000) personnes reçoivent de l’aide au revenu au Nouveau-Brunswick;
3- Les allocations pour les personnes qui reçoivent de l’aide au revenu sont parmi les plus basses des quatre (4) provinces atlantiques;
4- Une personne seule incapable de travailler reçoit un chèque de 521 $ par mois.
Les conséquences de la pauvreté au Nouveau-Brunswick sont souvent dévastatrices pour les personnes ainsi que pour la société.
1- Le chèque d’aide au revenu étant insuffisant, les personnes pauvres doivent se rendre aux soupes alimentaires pour manger et parvenir à vivre;
2- Les personnes pauvres souffrent plus que les autres de mauvaises conditions de santé et se rendent à l’hôpital plus souvent que les personnes en santé;
3- Une étude néo-brunswickoise de 2003 estimait que les argents versés aux médecins pour soigner les 20 % les plus pauvres s’élevaient à 105 millions alors que les 60 % les plus riches coûtaient 73 millions en frais médicaux ;
4- Les enfants des personnes pauvres ne peuvent pas payer les frais reliés à la pratique de certaines activités physiques, ce qui nuit à leur développement autant social que physique ;
5- La hausse du prix du pétrole force des gens à se priver de chauffage l’hiver avec les conséquences terribles que cela peut avoir ;
6- Les personnes pauvres ont souvent de la difficulté à rencontrer directement leurs responsables de cas, ce qui nuit à leurs possibilités d’obtenir de l’aide adaptée à leurs besoins ;
7- Les personnes pauvres sont souvent poussées dans des voies malsaines pour trouver les ressources nécessaires à leurs besoins vitaux.
Le
gouvernement du Nouveau-Brunswick doit suivre le modèle de la stratégie de
lutte à la pauvreté de Terre-Neuve et de Labrador qui est entré en vigueur en
2006. Le gouvernement de Danny Williams a adopté une stratégie à long terme
qui propose une série de mesures visant à améliorer l’ensemble des
conditions sociales et économiques des personnes pauvres. On
note l’augmentation au salaire minimum à 8 $ de l’heure en avril 2008, des
investissements importants pour la construction d’habitations à prix
abordable, le renforcement des services à la petite enfance, l’augmentation
de la scolarité des jeunes et l’offre de programmes d’alphabétisation pour
les personnes analphabètes.
Le
Front Commun demande au gouvernement du Nouveau Brunswick d’adopter un Plan
d’action pour la réduction la pauvreté. L’adoption de ce plan doit
faire l’objet d’une consultation auprès des assistés sociaux, des
personnes au salaire minimum et des entreprises. Plusieurs Ministres devraient
faire partie du groupe qui formulera ce plan d’action. Il faut que Shawn
Graham soit à la tête.
Ce plan d’action devrait s’assurer:
1- que les différentes catégories de prestations d’aide sociale du N.-B. soient ajustées pour qu’elles correspondent à la moyenne des autres provinces de l’Atlantique[3] et les indexer annuellement ;
2- que les montants d’aide sociale soit ajustés pour qu’ils garantissent à toute personne un revenu qui couvre ses besoins de base (se nourrir, se vêtir, se loger) ;
3- que le gouvernement du Nouveau-Brunswick augmente le salaire minimum à 8,55 $ l’heure et le hausser graduellement à 10 $ l’heure pour que le revenu permette aux gens de sortir de la pauvreté ;
4- que partout au Canada, les travailleuses et travailleurs puissent faire une demande d’assurance-emploi s’ils ont travaillé 360 heures.
5- que les travailleuses et travailleurs reçoivent deux tiers de leur salaire (66 2/3%) au lieu de l’actuel 55 % du salaire ;
6- qu’on augmente à 52 semaines par an le nombre de semaines qu’une travailleuse ou travailleur peut recevoir de l’assurance-emploi.
Linda McAusltin, coprésidente du Front commun pour la justice sociale a signalé: « Si le gouvernement investi dans le développement des êtres humains, il investit directement au développement de la richesse de la province. Des citoyens autonomes sont plus en mesure de participer à tous les aspects de la vie communautaire, sociale et économique. Si le gouvernement et la société parviennent à comprendre cela, ensemble nous éliminerons la pauvreté. Quand nous atteindrons cet objectif, c’est la prospérité qui s’installera au Nouveau-Brunswick. »
Le Front commun pour la justice sociale milite pour construire au Nouveau-Brunswick une société plus humaine, basée sur le respect de la dignité de tous et de toutes. Nous voulons un Nouveau-Brunswick sans pauvreté, c'est-à-dire une société qui assure à chacun, riche et moins riche, des conditions de vie décentes, en particulier par l'instauration d'un salaire minimum et d'une aide sociale qui permettent de vivre et pas simplement de survivre. Visitez notre site au www.frontnb.ca/fr/home_fr.htm
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Pour
informations :
Florian
Levesque
Coordonnateur
aux communications
Front commun pour la justice sociale
(506) 826-2648