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Front commun pour la justice sociale |
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Moncton - « C'est par le thème « La justice avant la charité » que nous exprimons ce que nous envisageons comme réponse aux problèmes actuels » de dire Jean-Claude Basque, coordonnateur du Front commun pour la justice sociale.
Près de 200 personnes, surtout des individus vivant dans la pauvreté, des groupes communautaires, des militants sociaux et syndicaux et des fonctionnaires, venant de partout dans la province, sont attendues cette fin de semaine à Moncton à l'occasion du 2e Sommet sur la pauvreté qui se tiendra à l'église Central United Church, à Moncton, ce vendredi 17 octobre et ce samedi 18 octobre 2008.
Sous le thème « La justice avant la charité », les participants échangeront sur le désengagement du gouvernement en matière sociale, la dévolution des services sociaux vers le secteur communautaire et le fait que le filet de sécurité sociale s'amincit de plus en plus.
Le maire de Moncton, George LeBlanc, procédera à l'ouverture du Sommet le vendredi 17 octobre, à midi, au foyer de l'Hôtel de ville de Moncton. La cérémonie sera suivie d'un goûter.
Les organisateurs du Sommet se rendront ensuite à l'église Central United Church où Judy Rebick, de la Chaire en justice sociale et démocratie Sam Gindin de l'Université Ryerson à Toronto, et une militante bien connue, journaliste et écrivaine, prononcera la conférence d'ouverture portant sur le thème du Sommet.
« Il y a actuellement des milliers d'individus et de familles qui vivent dans la pauvreté au NB. Nous avons créé des banques alimentaires et des services communautaires pour les aider, mais ce ne sont que des pansements sur une plaie. Ils ne font rien pour s'attaquer aux causes profondes. La charité fournit une certaine assistance, mais elle dépend de la bonne volonté des bénévoles. Il nous faut un revenu viable pour les travailleurs, des programmes publics et des services disponibles à ceux qui sont dans le besoin. Voilà ce qu'est la justice » de poursuivre M. Basque.
Le 17 octobre a également été proclamé par les Nations Unies comme la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. Pour montrer qu'ils sont solidaires avec des millions d'autres individus dans le monde qui vivent dans la pauvreté, les participants défileront à partir de 15 h 30 du monument de ATD Quart Monde (situé au parc Riverfront près de l'édifice Rogers) jusqu'à l'église Central United Church.
« Les gens qui vivent dans la pauvreté font face continuellement à trois crises: le coût de l'énergie, le manque de nourriture et les problèmes de logement. Lors d'un panel de discussion qui aura lieu vendredi soir, à 19 h, les participants pourront entendre trois experts qui décortiqueront ces problèmes. Ils offriront surtout des pistes de solution» ajoute M. Basque.
Kurt Peacock traitera de la crise énergétique. Il fait actuellement un stage en politique publique au sein de la fondation Harold Crabtree à UNB (University of New Brunswick), à Saint-Jean. Il est bien connu en tant qu'auteur, historien et militant. Il a passé plusieurs années à lutter contre les politiques énergétiques qui sont nuisibles aux citoyens du NB à faible revenu.
Auréa Cormier, qui détient un doctorat de Cornell University, à New York, et qui est spécialisée dans le domaine de la nutrition et de la technologie alimentaire, traitera de la crise alimentaire actuelle. Elle est professeur émérite de l'Université de Moncton où elle a oeuvré pendant 28 ans en tant que professeur et chercheure.
Claude Snow, un travailleur social communautaire en pratique privée, abordera le volet du logement social. Diplômé en éducation et en philosophie, il possède un certificat d'études en administration publique de l'École Nationale d'Administration, à Paris, en plus d'une maîtrise en travail social de l'Université du Manitoba. Il travaille depuis une trentaine d'années dans les services sociaux. Il a également oeuvré en santé mentale.
«De plus en plus, le gouvernement provincial se rend compte de l'importance et de l'impact de la pauvreté dans notre société. Les gens qui vivent dans la pauvreté, les organismes communautaires et les militants comme nous revendiquent depuis des années que les deux paliers de gouvernement adoptent une Stratégie visant l'élimination de la pauvreté. Une telle initiative assurerait une plus grande justice, plutôt que de compter sur la charité des citoyens», a poursuivi M. Basque.
Mary Schryer, ministre du Développement social, prononcera une causerie samedi matin dans laquelle elle fera part du plan d'action du gouvernement provincial à cet égard.
« Au cours des 15 à 20 dernières années, nous nous sommes éloignés de la notion du bien commun, fondée sur la solidarité sociale entre tous les citoyens et s'actualisant par des programmes sociaux et des services accessibles à tous, pour mettre en valeur les intérêts privés. Nous nous attendons à ce que chacun veille sur soi, donnant ainsi à l'individu une préséance sur la collectivité. Ce désengagement social n'a fait qu'empirer le sort des personnes vivant dans la pauvreté », affirme M. Basque.
Afin de mieux comprendre ce virage sociétal et son impact sur tous les citoyens, Guy Fortier, un enseignant de Montréal ayant beaucoup d'expérience dans l'éducation populaire, animera un atelier interactif à ce sujet.
« Notre société est à un carrefour. Il est faux de croire que c'est par la croissance économique que nous pourrons éliminer la pauvreté. Allez voir les centaines de milliers d'enfants qui vivent dans la pauvreté au Canada. En raison de la cupidité des plus fortunés et le manque de réglementation dans les marchés, nous devons maintenant venir à la rescousse des banques et des institutions de placement en leur versant des milliards des recettes fiscales, de l'argent qui devrait plutôt servir à améliorer nos programmes visant à réduire la pauvreté. À certains endroits, les gouvernements songent même à nationaliser les banques. Nous devons retourner au principe qui veut que la société trouve sa raison d'être dans la poursuite du bien commun. Les droits et privilèges fondamentaux entre êtres humains doivent être les mêmes pour tous », de conclure M. Basque.
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Pour plus de renseignements, contacter Jean-Claude Basque, coordonnateur, au 862-9182