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Front commun pour la justice sociale |
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Le prochain budget provincial doit comporter 25 millions $ en nouvel argent réel pour aider les pauvres
Le prochain budget provincial doit comporter 25 millions $ en nouvel argent réel pour aider les pauvres dans notre province », réclame John Gagnon, coprésident du Front commun pour la justice sociale (FCJS)
« Les gens qui vivent dans la pauvreté ne peuvent plus attendre de l'aide encore longtemps. En comparaison avec les autres provinces canadiennes, le Nouveau-Brunswick offre le plus faible niveau d'assistance aux personnes vivant dans la pauvreté. Selon les calculs effectués par le FCJS et vérifiés par un économiste, dans le cas de 64 % des bénéficiaires, il faudrait ajouter 16 millions $ à l'enveloppe pour propulser l'aide donnée jusqu'au niveau moyen de l'assistance offerte par les trois autres provinces de l'Atlantique. Pour faire augmenter l'assistance pour tous les bénéficiaires, il faudrait donc environ 25 millions de nouveaux dollars. Cet argent supplémentaire doit donc être inclus dans le budget 2007-2008 dont dispose le ministère des Services familiaux et communautaires », explique John Gagnon
Dans son document Pacte pour le changement Shawn Graham a déclaré qu'il hausserait le montant de base que reçoivent les bénéficiaires de l'assistance pour atteindre la moyenne des autres provinces de l'Atlantique. « Un gouvernement Libéral réexaminera les prestations d'aide sociale actuelles et les programmes offerts aux personnes bénéficiant d'aide sociale dans le but de hausser les prestations à la moyenne payée ailleurs au Canada atlantique » (Pacte pour le changement, p.27) Le Front commun avait pris cette promesse comme un premier petit pas dans la bonne direction.
En janvier 2007, au sortir de sa rencontre avec le premier ministre et la ministre de Services familiaux et communautaires, la délégation du Front commun pour la justice sociale avait l'impression qu'il y aurait du changement. Nous avons été stupéfaits de constater que le discours du trône a complètement passé sous silence toute la question de la pauvreté, un problème pressant pour un très grand nombre de personnes et de familles vivant sur l'aide sociale au Nouveau-Brunswick.
« Le besoin de nouvel argent pour les bénéficiaires de l'assistance sociale dans le nouveau budget est amplement justifié », insiste John Gagnon
La situation des assistés sociaux ne s'améliore pas. Au Canada à l'heure actuelle, le Nouveau-Brunswick se
retrouve au tout dernier rang pour ce qui est de l'aide fournie aux individus et aux familles qui reçoivent de l'assistance sociale.
Dans son rapport d'octobre 2006, le Conseil national du bien-être social définissait quatre catégories de bénéficiaires : personne seule apte à l'emploi, personne seule avec un handicap, parent seul avec un enfant et couple avec deux enfants. Le rapport conclut clairement que pour chacune de ces catégories, si on compare entre elles les provinces de l'Atlantique, c'est au Nouveau-Brunswick que le montant de l'assistance sociale de base est le plus bas (sauf pour le parent seul avec un enfant en N.-É.) et que le revenu total d'assistance sociale est le plus bas (sauf pour le parent seul avec un enfant en N.-É.)
L'Association canadienne des banques alimentaires rapporte que le nombre de Canadiens et Canadiennes qui fréquentent les banques alimentaires a plus que doublé entre 1989 et 2006, passant de 378 000 à 753 458 usagers. Les données pour le Nouveau-Brunswick montrent qu'en mars 2006, le nombre d'usagers s'élevait à 18 140. Le Bilan-Faim 2006 de l'association montre qu'au Nouveau-Brunswick, 66,3 % des clients des banques alimentaires étaient des bénéficiaires de l'assistance sociale, ce qui est la plus forte proportion de tout le Canada et tend à prouver que l'aide sociale ne suffit pas à nourrir ses prestataires.
Le rapport 2006 sur la pauvreté des enfants et des familles - Nouveau-Brunswick dit que 24,550, soit 1 enfant sur 6 vit dans la pauvreté au Nouveau-Brunswick. Le rapport mentionne que plusieurs familles vivent dans une pauvreté extrème et qu'une famille ayant deux-parents aurait besoin de 7,400$ juste pour les apporter au seuil de pauvreté.
'' Depuis un certain temps on attend beaucoup de message sur l'autosuffissnce soit de Shawn Graham ou du Groupe de travail sur l'autosuffisance. Nous voulons leur dire que nous souhaitons que la province devienne autosuffisante, cependant il est très difficile de penser a l'autosuffisance lorsqu'on géle dans notre apartement, roulotte ou maison et qu'on n'a pas assez a manger dans notre réfrigérateur'' de conclure John Gagnon.
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John Gagnon - 545-0651
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Front commun-862-9182
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