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Front commun pour la justice sociale |
Pour diffusion immédiate
21 janvier 2009
Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
Moncton – «Nous jugeons l’augmentation du salaire minimum proposée par le gouvernement provincial comme étant un petit pas dans la bonne direction » - Linda McCausltin, co-présidente du Front commun pour la justice sociale.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé deux augmentations au salaire minimum : une augmentation de 0.25$ le 1er avril, 2009, et une deuxième augmentation de 0.25$ le 1er septembre, 2009.
À présent, le Nouveau-Brunswick a le salaire minimum le plus bas au Canada. L’Île-du-Prince-Édouard a un salaire minimum de 8.50$ l’heure.
Présentement, celui de Terre-Neuve et Labrador s’élève à 8.50$ l’heure et sera augmenté à 9.00$ l’heure en juillet 2009, puis à 9.50$ en janvier 2010 jusqu’à 10.00$ en juillet 2010.
Le salaire minimum de la Nouvelle-Écosse sera augmenté jusqu’à 8.60$ en avril 2009, pour ensuite être élevé à 9.20$ en avril 2009, et 9.65$ en octobre 2010.
« Nous avons poussé pour une augmentation du salaire minimum pour plusieurs années, et pour que ces augmentations soient fixées à des dates spécifiques. L’annonce d’aujourd’hui est une réponse partielle à nos demandes » indique Mme McCausltin.
Avec l’augmentation d’avril 2009, les travailleurs gagneront 16 640$ par année au lieu de 16 120$ - ce qui représente une augmentation de 520$ par année, donc seulement 10$ par semaine.
Avec l’augmentation de septembre 2009, ils feront 17 160$ par année, donc encore une différence de 10$ par semaine par rapport au niveau du salaire en avril 2009.
Même avec les augmentations de 2009, les travailleurs payés le salaire minimum demeureront sous le seuil de pauvreté.
Le seuil de pauvreté pour 2007 pour un individuel vivant dans une communauté de 30 000 à 99 999 habitants était de 18 544$. Avec l’augmentation d’avril, les travailleurs gagneront 1 904$ de moins que le seuil de pauvreté; avec l’augmentation du mois de septembre, ils gagneront encore 1 384$ de moins que le seuil.
« À travers le pays, les gouvernements provinciaux ont reconnu l’injustice d’avoir des citoyens qui travaillent pour gagner un revenu qui les maintient en pauvreté. Le Nouveau-Brunswick doit faire cette même réalisation et immédiatement faire les démarches nécessaires pour rectifier la situation » a conclu Mme McCausltin.
Pour plus d’information
Linda McCausltin – 855-7086, John Gagnon – 548-9776 (co-présidents)
Jean-Claude Basque – 862-9182 (coordinateur)