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Common Front for Social Justice |
DISCOURS DU PEUPLE
Le 26 novembre 2007
L'investissement dans des économies vibrantes locales, une interdiction au niveau de la province de l'usage cosmétique de pesticides, une loi pour interdire l'usage de briseurs de grève, une loi sur l'équité salariale et une loi sur les salaires suffisants, l'assistance à l'enfance, l'éducation et les soins de santé accessibles, et l'élimination de la pauvreté sont parmi les initiatives et directions politiques incluses dans " le discours du trône du peuple " aujourd'hui à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.
Joan McFarland, économiste à l'université St. Thomas :
Le Nouveau-Brunswick est un endroit agréable. La nature y est très belle et nous avons des ressources renouvelables aussi bien dans la baie des Chaleurs que dans la baie de Fundy, et partout ailleurs. Nous avons aussi la forêt acadienne étendue partout et nos rivières majestueuses. De plus, notre province est bénie par trois cultures, celles des Autochtones, des Français et des Anglais. Le principal actif de la province est probablement sa population, et nous voulons reconnaître publiquement que c'est pour la population que notre gouvernement est ici aujourd'hui. Ce sont les impôts payés tous les jours par des milliers de gens qui permettent à notre gouvernement et à nos sociétés de bien fonctionner pour le mieux-être de tout le monde. Nous avons aussi chez nous des gens ingénieux, novateurs et laborieux qui, grâce à leurs efforts et à leur ingéniosité, ont fait de la province ce qu'elle est maintenant. Ce sont ces gens qui transforment notre bois, notre poisson et nos minéraux en produits que nous pouvons consommer et exporter. Ce sont eux qui dispensent des services publics dans les hôpitaux, les foyers de soins, les écoles, les universités et collèges, les municipalités et aux gouvernements. Ce sont les femmes et les hommes qui font vivre d'autres réalités à partir d'idées nouvelles et qui développent des services ou produits nouveaux au profit de tout le monde. Notre gouvernement tient à reconnaître publiquement que ces femmes et ces hommes sont les véritables héros de notre société.
Notre gouvernement reconnaît que notre monde en évolution a aussi de nombreux défis à relever. Nous avons accordé trop d'importance à l'exportation de nos ressources naturelles brutes sans nous occuper suffisamment de leur transformation, de telle sorte que la province et les gens sont exposés aux oscillations des marchés internationaux. Puisque nous n'avons pas pris suffisamment au sérieux l'impact de notre mode de développement économique, nous avons maintenant des zones polluées. Comme toutes les autres provinces et tous les autres pays, nous avons en ce moment la crise du changement climatique, et nous commençons à en ressentir l'impact. Nous devrons certainement changer notre mode de production et notre façon de vivre si nous voulons l'atténuer.
Nous devons renverser le courant. Notre gouvernement tiendra compte de tous les coûts de revient environnementaux et sociaux dans nos politiques et dépenses publiques. Nous investirons des fonds dans le but de créer des économies vibrantes locales afin de placer le pouvoir économique entre les mains des localités. Nos collectivités devraient pouvoir produire et échanger localement le plus grand nombre possible de produits, et ensuite échanger avec d'autres collectivités les produits qu'elles ne peuvent pas produire raisonnablement chez elles. Par nos investissements, nous chercherons à diversifier nos économies afin de garantir la viabilité économique à long terme de nos collectivités. Nous appuierons des initiatives visant à créer des systèmes en boucle fermée de façon à bien gérer les besoins de nos régions urbaines en ce qui concerne l'énergie, le transport, la fabrication, les déchets et l'eau. Nous travaillerons en vue de réduire les quantités de toxines ajoutées dans notre environnement, et nous prendrons rapidement des mesures pour interdire au niveau de la province l'usage cosmétique de pesticides. Nous rendrons attrayantes et justes les conditions de travail au Nouveau Brunswick en adoptant une loi sur l'équité salariale et une loi sur les salaires suffisants. Nous rendrons accessibles et abordables les programmes de garde d'enfants et d'éducation, ainsi que les programmes publics. Nous supprimerons la pauvreté dans notre province.
Debbie Lacelle, Féderation des Travailleurs et Travailleuses du Nouveau-Brunswick :
Dans le passé, les néo-brunswickois et les néo-brunswickoises furent témoins de plusieurs longs conflits de travail. Par exemple, le lock-out de Groupe Qualité Lamèque, qui a duré trois ans et demi, et le lock-out de Allsco, qui a duré quatre ans, la grève à Dairy Town qui a duré quatre ans et la grève au Château Bathurst qui a duré deux ans et demi. Ces longs conflits eurent un impact négatif sur les travailleurs et travailleuses, leurs communautés et l'économie. Nous croyons que tout ceci aurait pu être évité si la province avait des lois du travail justes.
Nous allons introduire un projet de loi pour interdire l'usage de briseurs de grève. Les lois en existence au Québec et en Colombie-Britannique, et autrefois en Ontario, démontrent que l'interdiction d'embaucher des briseurs de grève réduit les conflits sur les lignes de piquetage et raccourcit les conflits de travail. Une interdiction d'employer des briseurs de grève protège le droit de grève et raffermit la démocratie au travail. Mais plus important encore, une législation interdisant l'emploi de briseurs de grèves va réduire considérablement les conflits de travail. Ceci aidera certainement les relations de travail dans notre province.
Nous avons l'intention d'introduire l'arbitrage d'une première convention collective. Ceci constituerait une mesure de dissuasion pour l'employeur qui cherche à miner la négociation collective et encouragerait les parties à négocier une première convention collective de façon expéditive, sinon une tierce partie en imposerait une. Nous sommes convaincus que l'arbitrage d'une première convention collective au Nouveau-Brunswick serait un pas dans la bonne direction pour éviter un long conflit de travail et un pas dans la bonne direction vers un meilleur équilibre entre les employeurs et les employées.
Depuis fort longtemps, il existe une profonde injustice dans le secteur public au Nouveau-Brunswick: les travailleurs et les travailleuses occasionnels. Ils sont plus de 6000 à travers la province à ne pas être considérés comme employés au sens de la Loi relative aux relations de travail dans les services publics. Ceci se traduit par une violation de leurs droits, une détérioration de leurs conditions de travail et une diminution de leur salaire. Les travailleurs et travailleuses occasionnels apportent énormément à la population et à l'économie du Nouveau-Brunswick. Ils méritent d'être traités équitablement.
Alors, nous sommes très heureux que, dans une récente décision, la Cour suprême du Canada ait stipulé que la Charte canadienne des droits et libertés protège les droits de négociation des travailleuses et travailleurs de ce pays. Nous allons immédiatement respecter cette décision, et donner à tous les travailleurs et travailleuses occasionnels du Nouveau-Brunswick le plein droit à la négociation collective.
Nous réalisions que les travailleuses et les travailleurs du Nouveau Brunswick ont été témoins de la perte de l'équilibre historique entre la travailleuse et le travailleur et les intérêts de l'employeur dans la législation traitant de l'indemnisation des travailleuses et des travailleurs. Nous allons restaurer cet équilibre en améliorant la CSSIAT. Plus concrètement, nous allons éliminer la période d'attende de trois jours, nous allons étendre la protection, nous allons améliorer la réadaptation et le retour au travail, mettre plus d'emphase sur la prévention et nous allons améliorer le système d'appel.
Nous sommes consternés par le nombre de travailleurs et travailleuses et leurs familles qui vivent dans la pauvreté. Nous devons en faire plus, pour ce faire, nous allons graduellement augmenter le salaire minimum afin que, à la fin de notre mandat, il ait presque atteint les 10$ l'heure. Ceci donnera, aux travailleurs et travailleuses vivant dans la pauvreté, une augmentation de leur pouvoir d'achat, ce qui est bon pour l'économie.
Dan Weston, Fredericton Anti-Poverty Organization :
Notre gouvernement tient très sérieusement à lutter contre la pauvreté dans notre province. Nous pensons qu'il faut s'occuper des causes profondes de la pauvreté et prendre immédiatement de toute urgence des mesures concrètes pour aider ceux et celles d'entre nous qui vivent dans la pauvreté. Nous nous donnerons pour objectif de réduire la pauvreté au cours de la prochaine année. Afin d'atteindre en partie cet objectif, nous augmenterons chaque année le salaire minimum afin qu'il atteigne au moins 10 $ de l'heure. Les taux d'assistance sociale seront augmentés au niveau moyen des trois autres provinces de l'Atlantique afin de permettre aux gens de répondre à leurs besoins de base d'après la mesure du panier de consommation de Statistique Canada. Nous indexerons ces taux au niveau de l'inflation. Nous ferons aussi une révision complète des politiques du ministère des Services familiaux et communautaires afin d'éliminer de nombreux points qui sont au détriment des pauvres. Par exemple, nous porterons à 500 $ par mois le montant que les bénéficiaires de l'assistance sociale peuvent garder sur leurs gains occasionnels, et ce montant sera calculé chaque année plutôt que chaque mois. Nous abolirons aussi la politique sur l'" unité économique ". Notre gouvernement exercera des pressions auprès du gouvernement fédéral pour qu'il apporte de véritables améliorations au programme d'assurance-emploi afin de le rendre accessible pour tous ceux et celles qui en ont besoin.
Elizabeth Blaney, Coalition pour l'équité salariale du Nouveau-Brunswick :
Pendant des siècles, les femmes du Nouveau-Brunswick ont contribué activement au développement social et économique de la province. Même si les femmes sont de plus en plus nombreuses à travailler dans des domaines non traditionnels, il reste que des milliers d'entre elles travaillent comme secrétaires, infirmières, caissières, employées de bureau, vendeuses, enseignantes, etc. Notre gouvernement reconnaît tout ce qu'elles contribuent à l'économie. Or, une telle contribution doit être récompensée par une équité salariale. Nous pensons que toutes les personnes qui occupent des emplois traditionnellement ou surtout réservés aux femmes devraient avoir droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale. L'abolition de la discrimination salariale sera avantageuse pour toute notre société. Par conséquent, nous adopterons d'ici un an une loi sur l'équité salariale en ce qui concerne les secteurs aussi bien public que privé au Nouveau Brunswick.
Tracy Law, Coalition pour la garde d'enfants du Nouveau-Brunswick :
Notre gouvernement provincial reconnaît que les investissements visant à offrir d'excellents services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants sont bons pour les enfants, les parents, les collectivités et l'économie. Notre gouvernement a le plaisir d'annoncer qu'il augmente les fonds versés directement dans des programmes de garde des enfants. Ces fonds stables permettront de planifier les programmes, de commencer à en réduire les coûts, d'augmenter les salaires du personnel et de diversifier les programmes offerts. Comme nous reconnaissons le rôle important joué par les petits centres privés de garde des enfants au Nouveau-Brunswick, ces centres seront maintenus, mais toutes les nouvelles places seront offertes dans un régime à but non lucratif. Cela empêchera les entreprises de garde des enfants de s'établir dans la province. Nous avons aussi le plaisir d'annoncer que notre initiative concernant les écoles communautaires fait maintenant partie de notre plan de développement des services de garde d'enfants, et aussi que nous lancerons la création de programmes postscolaires dans les écoles communautaires. Notre but est de faire en sorte que d'ici 2018, chaque enfant dans chaque localité du Nouveau-Brunswick puisse obtenir d'excellents services de garde d'enfants à un prix abordable pour nos familles.
Graham Cox, Fédération canadienne des étudiantes et étudiants :
Étant donné le rapport controversé de notre gouvernement sur l'éducation postsecondaire, qui a coûté 1,2 million de dollars, nous avons décidé que la déréglementation des frais de scolarité, de même que l'abolition de la subvention de 2 000 $ pour des étudiants en première année et du crédit d'impôt pour frais de scolarité, est une mauvaise idée. Nous reconnaissons que les étudiantes et étudiants des Maritimes sont les plus endettés au Canada, de telle sorte que nous offrirons plus de subventions aux étudiants dans le besoin et que nous réduirons les frais de scolarité afin de réduire les niveaux d'endettement des étudiants et de rendre l'éducation plus accessible pour tout le monde.
Debra Lindsay, professeur d'UNBSJ :
Nous rejetons la recommandation du rapport de la Commission de l'éducation postsecondaire, qui voudrait que les deux campus satellites de l'Université de Moncton et le campus de Saint John de l'Université du Nouveau-Brunswick (Fredericton) deviennent des écoles polytechniques. UNBSJ décerne des diplômes universitaires depuis 1974. Plus de 6 500 étudiants de premier, de deuxième et de troisième cycles sont diplômés de UNBSJ. À l'heure actuelle, 78 % de ces étudiants viennent du Nouveau-Brunswick, en bonne partie de la région de Saint John. Les nombreuses activités de cet établissement, dont les revenus actuels dépassent 15 millions, continuent à jouer un rôle éducatif, social, culturel et économique vital dans la collectivité de Saint John. L'ironie, c'est que le rapport a adopté un plan d'activités d'entreprise voulant que les études postsecondaires visent les objectifs de croissance économique à court terme et offrent une formation " juste à temps " sous la surveillance de gens d'affaires locaux qui s'intéressent peu à la valeur des arts libéraux et des sciences générales. Nous lutterons contre l'idée voulant que les études postsecondaires soient en fonction du marché et doivent servir le secteur privé, et contre l'idée également que l'UNBSJ est responsable de la pénurie de main-d'œuvre dans le secteur du commerce et des métiers. Nous devons donner accès à des diplômes dans le domaine des arts. Une étude révèle que 70 % des diplômés de nos universités des Maritimes (CESPM 2003) trouvent du travail " chez nous " au Nouveau-Brunswick, qu'ils sont très satisfaits de leurs études universitaires et qu'ils estiment avoir obtenu une " bonne valeur " de l'argent qu'ils ont dépensé pour des études. Il n'est donc pas logique de fermer et d'amoindrir de quelque façon que ce soit un établissement qui offre un service inestimable à la population de la province. Le bon sens dit qu'il faut appuyer les établissements d'enseignement général dans nos collectivités.
Debbie Lacelle, Coalition de la santé du Nouveau-Brunswick :
Au cours des dernières décennies, la population a créé un système de soins de santé qui vise à donner à tout le monde un accès à des soins basé sur les besoins plutôt que sur nos moyens financiers. Nous nous inquiétons à propos des promoteurs des soins de santé à but lucratif, qui prétendent que la privatisation réduira la pression sur les systèmes de santé publique et qu'elle réduira également les listes d'attente en chirurgie dans nos hôpitaux. Nous comprenons, bien sûr, qu'il faut apporter des changements dans notre système de soins de santé publique pour l'adapter à notre monde en évolution, mais nous pensons que ces changements peuvent être bien apportés à l'intérieur du système actuel. Il existe de nombreuses façons de rendre le système public plus accessible. Nous recruterons et garderons un plus grand nombre de professionnels de la santé dans le système public. En recrutant un plus grand nombre d'employés, nous améliorons les services et nous pourrons mieux réduire les périodes d'attente en chirurgie. Nous réglerons le problème des périodes d'attente dans le système public par une meilleure gestion des listes d'attente. Nous collaborerons avec les autres provinces et le gouvernement fédéral pour faire en sorte que le régime d'assurance-maladie couvre les médicaments sur ordonnance. Nous cesserons de donner en sous-traitance nos services de soutien dans les hôpitaux. Nous améliorerons la structure générale de prestations des soins de santé par de meilleurs soins de santé de première ligne et à domicile, et par la création d'un plus grand nombre des centres de santé communautaire et de soins à long terme. Nous chercherons aussi à prévenir les maladies par des efforts visant à réduire la pauvreté, la mauvaise alimentation et les autres facteurs de maladie. Nous mettrons en place des stratégies d'éducation du public afin de mieux faire comprendre le rôle de chacun et chacune dans le maintien de sa santé. Enfin, nous travaillerons en étroite collaboration avec le ministère de l'Environnement pour qu'il adopte des mesures visant à réduire les contaminants dans notre environnement, de façon à améliorer le niveau de santé de la population du Nouveau-Brunswick.
Julie Michaud, Conseil de la conservation du Nouveau Brunswick :
L'économie mondiale consomme de l'énergie et des ressources matérielles à un rythme qui dépasse la capacité de production de la nature. Elle produit aussi des déchets que la nature ne peut pas assimiler assez rapidement, ainsi que des contaminants que la nature ne peut pas du tout assimiler. Nous avons dépassé notre capacité d'assimilation de la planète. Compte tenu de sa taille, le Nouveau-Brunswick a l'une des empreintes économiques les plus importantes au monde. Notre économie compte parmi les principales émettrices d'émissions de carbone au pays. La pollution et les méthodes destructrices de gestion des ressources compromettent les services écosystémiques. Les mégaprojets axés sur l'exportation ne sont plus une option comme modèle de développement. Nous travaillerons pour rendre le Nouveau-Brunswick surtout autosuffisant sur les plans énergétique et alimentaire. Pendant ce temps, d'ici 2020 nous réduirons de 25 % nos émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990. Nous investirons des sommes importantes en faveur de l'efficacité énergétique, du remplacement des combustibles, de sources de chaleur écologiques et de sources énergétiques à l'échelle communautaire. Nous fermerons les usines d'énergie de Grand Lake et de Dalhousie et, au cours des 15 prochaines années, nous fermerons une unité de Coleson Cove tous les cinq ans. Nous réglementerons les émissions des gaz industriels à effet de serre et nous négocierons un plafond et des échanges avec d'autres provinces canadiennes. Nous mettrons en place un réseau commode de transport public dans nos villes et entre nos régions. Nous fermerons progressivement la centrale nucléaire de Point Lepreau. Notre gouvernement réglementera les émissions de carcinogènes et de tératogènes dans l'air, et nous traiterons à juste titre les violations des règlements contre l'environnement comme des crimes contre l'environnement. Nous adopterons des politiques pour favoriser la production alimentaire au niveau local et l'agriculture biologique. La population du Nouveau-Brunswick aime beaucoup notre forêt naturelle acadienne et ses sources d'eau douce, ses écosystèmes et ses habitats variés, qui jouent un rôle critique dans la lutte contre le changement climatique et qui est une importante source de bons emplois et de développement économique communautaire. Il sera tenu compte de ces valeurs dans les plans futurs d'aménagement forestier visant à remplacer les coupes à blanc par des coupes sélectives et à mettre fin à la conversion de la forêt en des plantations, une pratique coûteuse et peu judicieuse. Le Nouveau Brunswick sera connu comme la province écologique du Canada, ce qui nous attirera des jeunes et des investissements.
Tracy Glynn, Coalition des terres publiques :
Comme il reconnaît que de nombreuses localités rurales du Nouveau Brunswick dépendent des ressources naturelles, comme les forêts et la pêche, pour leur gagne-pain, notre gouvernement répartira les affectations des ressources forestières entre les localités plutôt que les usines. Nous imposerons un moratoire sur la coupe du bois sur les terres publiques réservées à des usines afin de donner aux localités le temps de voir comment elles peuvent le mieux utiliser leurs ressources. Nous interdirons aussi les exportations du bois d'oeuvre brut, parce que cela ne fait qu'entraîner une réduction accrue du nombre d'emplois dans le secteur forestier. Nous chercherons à créer un plus grand nombre d'emplois en forêt tout en tenant compte, dans nos pratiques d'aménagement forestier futures, de la valeur de l'écosystème aux yeux du public et de la protection des habitats. Nous investirons de l'argent dans des usines petites et moyennes parce qu'elles créent plus d'emplois par unité de coupe que les grosses usines. Nous donnerons aux propriétaires de boisés privés un accès juste et équitable aux marchés.
Coalition pour les droits des autochtones :
Notre gouvernement verra à mettre en place des programmes d'éducation publique et des mesures visant à reconnaître les droits fonciers des Autochtones et leurs droits issus des traités dans la province du Nouveau Brunswick. Il respectera les droits historiques des Autochtones qui ont été reconnus dans la Constitution canadienne et par les tribunaux, y compris le droit à l'autodétermination. Il accroîtra le développement économique et politique des Premières Nations. Il inversera l'érosion des droits sociaux, notamment par un accès économique aux ressources naturelles, par des logements adéquats, par l'éducation, les soins de santé, un soutien juridique et la justice.
Mot de la fin
Notre gouvernement prendra des mesures afin de créer un avenir soutenable pour et avec notre population. Il mettra l'accent sur le développement économique communautaire qui respecte la population et la nature. Nous ouvrirons la porte à une véritable autosuffisance en mettant l'accent sur des points importants pour le public, comme le respect des cultures diverses, l'adoption de bons programmes publics, la promotion d'un emploi renouvelable de nos ressources naturelles et la préservation de notre environnement, tout en garantissant pour tout le monde des possibilités équitables et le respect des droits fondamentaux.