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Le risque d'être pauvre...

Statistique Canada a suivi un groupe de personnes pendant six ans pour mesurer les fluctuations du bien-être économique de la population. Le constat : la pauvreté a touché plus de familles et de particuliers que ne le donnent à penser les taux de pauvreté annuels.

Sur la période de 1993 à 1998, plus du quart de l'ensemble de la population canadienne a vécu au moins un an dans la pauvreté.

Plus de sept millions ou 29,5 p. cent des Canadiennes et des Canadiens ont connu la pauvreté pendant au moins une des six années de la période de 1993 à 1998.

Les années 1993-1998 ont été des années de forte croissance économique. Elles ont été aussi des années de régression sociale avec le coupures à l'assurance-chômage par exemple. Les salaires en général ont stagnés. Les emplois à petits salaires se sont multipliés. Les conséquences ? Un emploi reste une condition indispensable pour ne pas vivre la pauvreté, mais ce n'est plus une condition suffissante. Vivre en couple avec 2 salaires est tout aussi nécessaire.

Les personnes qui vivent avec un seul revenu sont les plus vulnérables à la pauvreté. Et parmi celles-ci, les mères seules connaissent un taux extrême. Selon les données sur le revenu avant impôt, 75,8 p. cent des mères seules ont vécu dans la pauvreté pendant au moins une des six années, par rapport à 51,2 p. cent des personnes seules, 14,4 p. cent des couples sans enfants et 19,3 p. cent des couples avec enfants.

Des salaires qui permettent de vivre de façon décente doivent être une priorité pour tout gouvernement soucieux du bien commun.

 



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